Ô Toulouse ! Ô Brennus !
Au terme d'une finale fermée, Toulouse,
porté par sa mêlée, a décroché son dix-neuvième Bouclier de Brennus en
s'imposant face au RC Toulon (18-12). Auteur d'un sans-faute au pied
(6/6), le demi d'ouverture toulousain Luke McAlister s'est révélé
décisif.
Le Stade Toulousain a remporté le 19e titre de son histoire. (L'Equipe)
La
corne de brume du Stade de France peine à se faire entendre dans une
ambiance de foire. William Servat, pour le dernier match de sa carrière,
se tourne vers ses avants. La mêlée toulousaine, retranchée à cinq
mètres de sa ligne (80e), ne reculera pas. Dans un ultime élan, Steffon
Armitage lance un pick and go désespéré au pied des poteaux rouge et
noir. En vain. Dans une réplique parfaite mais malheureuse de la finale
de Challenge européen perdue face au Biarritz Olympique (21-18), les
minots de Mourad Boudjellal n'ont su gagner ces mètres précipitant vers
les joies intenses. Vingt ans après son dernier titre (1992), Toulon est
invité à regarder les Haut-Garonnais brandir le bout de bois le plus
précieux du Top 14. Toulouse conserve son titre au terme d'une finale
sans essai, comme lors des demi-finales.
9-9 à la pause
L'absence
du pilier droit du RC Toulon Carl Hayman, suspendu quatre semaines en
raison d'un carton jaune, aura fortement pénalisé la mêlée toulonnaise.
La domination des avants toulousains a été la clé de la rencontre.Les
témoins nostalgiques du 25 mai 1985 peuvent conserver précieusement
leur souvenir du titre toulousain face au RC Toulon au terme d'une
finale à huit essais (36-22 après prolongations). Une vraie finale où
l'esprit du jeu avait encore la bougeotte. Les finalistes millésimés
2012 auraient pu passer leur soirée à Saint-Denis, aucune lueur
d'inspiration n'aurait étouffé la pauvreté d'une rencontre parvenant
même à démoraliser les "pouet-pouet" des klaxons montés du Sud. Opposés
dans un face-à-face digne de la Porte d'Auteuil, Luke McAlister (6/6) et
Jonny Wilkinson (4/5) ont préservé les espoirs de Brennus de leur
équipe oubliant délibérément les espaces. Seule une offensive des Varois
au large, en position de surnombre mais trahie par un en-avant de David
Smith (18-12, 77e), a véritablement animé l'après-midi des 79 612
spectateurs.
Toulon échoue dans un dernier souffle
Les mains jointes
pour cacher son visage de dépit, Carl Hayman, prostré sur les
strapontins humides, a assisté impuissant à la déroute du pack varois.
L'échange amical entre "la Buche" et Sébastien Bruno, tous deux
sanctionnés par M. Poite (51e), n'altérant en rien l'issue de ces
emmêlées de fronts cabossés. Asphyxié par la poussée toulousaine (8e,
18e, 21e, 35e, 73e), le cher « ercété » de Manu Diaz (ancienne gloire et pilier du RCT des années 1980)
a concédé pas moins de sept pénalités et un carton jaune (Davit
Kubriashvili, 64e). Une faillite collective propulsant les Toulousains
vers leur dix-neuvième titre. Dans un festival de confettis jaunes,
William Servat et Dan Human brandissent leur Bouclier dans le ciel
dyonisien. Une ritournelle dont les Rouge et Noir ne se lassent pas.
ben au moins on voit les passionnés! je ne pensais trouver ça ici lol!
RépondreSupprimerhi hi hi... en vrai toulousaine mon papa m'a fait baigner dans le rugby depuis toute petite; et Nico est devenu "presque" aussi fan que moi!!!
SupprimerA Toulouse on a la meilleure équipe d'Europe... on a vraiment vibré tout les deux!!!!!